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Mars 2006

Le Transport dans l'ouest

Entre l'activité portuaire et routière, le transport occupe dans le grand ouest près de 95 000 personnes. Avec, selon l'observatoire régionale du transport, environ 40 000 emplois en Bretagne, autant en Pays de Loire et moitié moins dans la région Poitou-Charentes.


De Facto « agrodépendant »

Dans L'ouest, le transport marque le pas. En cause : la grippe aviaire. "Si l'agroalimentaire est malade, le transport est forcément touché" schématise le délégué régional de TLF Ouest, Jean-Claude Kintzinger, qui fédère les entreprises de transport et logistique des régions Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes. En effet, qu'il s'agisse du transport des produits aviaires, ou, plus en amont, d'assurer leur approvisionnement en alimentation - par exemple des granulés de soja, en vrac, amenés des silos aux usines ou des usines au élevage - "le transport n'est qu'un maillon de la chaîne, qui dépend des industries locales".

Messagerie massivement demandée

D'autres domaines restent pourvoyeurs d'activités. Celui des pièces détachées automobiles par exemple. Ou des hydrocarbures, avec la présence près de St-Nazaire de la seule raffinerie sur l'arc Atlantique. La messagerie dont les adhérents TLF réalisent 80 % de l'activité, marche également très bien. "L'activité artisanale en Vendée génère ainsi de gros mouvements d'expédition mais en petites quantités" précise le délégué de TLF Ouest.

Priorité aux roulants spécialisés

"Dans une entreprise de transport, la plupart d'entre elles font moins de 10 salariés, 75 % des postes touchent à la conduite de véhicules. Les 25 % restants se distribuent entre l'exploitation, l'administratif, le commercial et le technique" décrit Jean-Claude Kintzinger. L'exploitation recouvre l'organisation du travail, le suivi des flux, la gestion d'un site de stockage, la transmission des palettes au chauffeur... Les besoins de maintenance concernent le matériel dit tracteur, aux motorisations standards, ou les semi-remorques, qui différent avec la nature des produits transportés. "D'une entreprise à l'autre, les besoins en techniciens qualifiés ne sont ainsi pas les mêmes, selon que la partie semi-remorque sera une benne, une citerne, ou un fourgon bâché ou frigorifique".

Des plateformes locales et sectorielles

Côté logistique, les plaques tournantes locales, spécialisées, s'imposent. La région rennaise s'affirme comme un passage routier obligé avec la Bretagne. Par bateau, la porte d'entrée du pétrochimique se situe sur Nantes Saint-Nazaire. A Angers, ce sont les primeurs et les plantes qui prévalent. "Les plateformes logistiques se concentrent là où l'on consomme et là où l'on produit, poursuit le délégué régional de TLF Ouest. Une plateforme, c'est de l'immobilier et énormément d'informatique." Tendance lourde depuis 20 ans, l'accès à cette fonction passe par des stages accomplis au cours de la formation, constate l'APEC. Trois diplômes sortent du lot : ceux de l'Ecole Supérieure de Transport (EST), L'Ecole du Transport et de la Logistique (ETL) et l'Ecole de Direction du Transport et de la Logistique (EDTL).


Maxence LAYET

 
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